Remise en état & chantiers

Remise en état locative entre deux locataires

Un logement vide ne coûte pas un loyer par mois : il coûte un loyer par jour de vacance.

Intervenante essuyant l'embrasure d'une fenêtre dans un appartement vide

L'intervention qui tient dans le creux entre deux baux

Le créneau est court et il est encadré des deux côtés : l'état des lieux de sortie vient d'être fait, la première visite ou l'entrée du nouveau locataire est déjà en vue, et entre les deux se glissent parfois un peintre ou un plombier. C'est ce qui commande l'organisation du travail — nous passons après les artisans, jamais avant, et nous calons la date sur celle de la remise des clés plutôt que sur celle de la libération du logement.

L'ordre des pièces suit celui du regard d'un état des lieux. La salle de bains et les toilettes d'abord : c'est là que se concentrent le calcaire des robinetteries et des parois de douche, les joints noircis, la lunette et le pied de cuvette, la bonde et le siphon. La cuisine ensuite, avec l'intérieur et le dessous des meubles, la crédence et le plan de travail, la hotte avec son filtre, et l'électroménager laissé sur place — un four et un réfrigérateur en font souvent à eux seuls la moitié. Les sols et les vitrages ferment la marche, fenêtres et rails compris.

Ce qu'un logement vide laisse voir change tout par rapport à un logement occupé. Les traces de meubles et de cadres sur les murs, les marques de scotch, les rayures de plinthes, la poussière accumulée derrière une armoire qui n'avait pas bougé depuis des années : tout cela apparaît d'un coup, et c'est précisément ce que le futur occupant verra à la visite. Les placards se traitent à fond, tringles et étagères comprises, parce qu'on les ouvre toujours.

Nous séparons enfin ce qu'un nettoyage peut rendre de ce qui appelle des travaux, et nous le disons avant d'intervenir. Un mur taché de gras ou jauni se lessive ; un mur percé, écaillé ou marqué par un sinistre demande une reprise de peinture. Un joint de douche noirci en surface se récupère souvent ; un joint dont la moisissure est entrée dans la masse se refait. Confondre les deux, c'est facturer un nettoyage pour un résultat qu'il ne pouvait pas donner.

Questions des bailleurs et des gestionnaires

Faut-il être présent pour l'intervention ?

Non, et c'est le cas de la plupart des propriétaires qui ne résident pas dans l'agglomération : la remise d'un jeu de clés suffit, et elle se convient au moment du devis. Beaucoup d'interventions se règlent ainsi entre le gestionnaire, qui détient les clés, et nous.

Intervenez-vous si des travaux sont encore prévus dans le logement ?

Nous passons après eux. Une reprise de peinture, un remplacement de sol ou une intervention de plomberie produisent poussière et projections, et un logement nettoyé avant devrait l'être une seconde fois. Quand le calendrier est serré, dites-nous quels corps de métier restent à passer et à quelle date : c'est ce qui détermine le jour où nous pouvons venir.

Quelle différence avec le ménage de fin de bail que fait un locataire ?

L'objectif n'est pas le même. Le locataire sortant nettoie pour restituer un logement conforme à son état d'entrée et récupérer son dépôt de garantie. Le bailleur, lui, fait reprendre un logement pour le montrer et le relouer, souvent après l'état des lieux et parfois après des travaux. Le périmètre et le moment diffèrent, même si les pièces traitées se ressemblent.

Relouer sans perdre de semaines

Surface, nombre de pièces, état constaté à la sortie et date d'entrée du nouveau locataire : voilà ce qui cadre l'intervention.