Immeubles & copropriétés

Lavage des conteneurs et bacs de collecte

Un bac se lave vide, et il ne l'est qu'une fois par semaine, pendant quelques heures.

Intervenante lavant l'intérieur d'un conteneur au jet et à la brosse

Ce qui reste au fond quand la benne est passée

Le dépôt qui pose problème dans un bac n'est pas ce que la collecte emporte : c'est la pellicule de jus organiques qui a coulé des sacs et qui stagne au fond, sous la grille quand le modèle en possède une. Elle n'est accessible qu'une fois le conteneur vide, d'où la règle de métier qui commande toute la prestation : on lave après le passage de la benne, jamais avant. Laver un bac plein revient à mouiller des déchets qu'on va laisser fermenter jusqu'à la tournée suivante, ce qui aggrave exactement ce qu'on voulait traiter.

Le lavage prend le bac en entier. Le fond et les parois intérieures d'abord, en insistant sur l'angle entre les deux, où le dépôt s'épaissit. Le pourtour du couvercle et sa charnière ensuite, où les coulures sèchent en formant une croûte foncée qu'un simple rinçage ne décolle pas. Les poignées enfin, ainsi que la barre de préhension et les roues, qui roulent dans ce qui est tombé au sol du local. Le produit a besoin de son temps de pose avant le brossage : c'est lui qui fait le travail, pas la pression.

La saison décide du rythme. Les copropriétés retiennent souvent une campagne au printemps et une autre à l'entrée de l'été, parce que la chaleur accélère la fermentation et attire les mouches dans les semaines qui suivent. Un immeuble avec un commerce de bouche en rez-de-chaussée, ou dont le local est peu ventilé, demande davantage de passages ; un immeuble résidentiel calme se contente d'un rythme plus espacé.

Le lavage se fait à l'extérieur ou près d'une évacuation, jamais au milieu d'un local dépourvu de siphon : l'eau de rinçage chargée qu'on laisserait s'étaler au sol y recréerait en une heure le dépôt qu'on vient de retirer du bac. Les conteneurs regagnent leur place couvercles ouverts le temps de ressuyer, puis on les referme.

Conteneur basculé et lavé à grande eau, à la brosse

Questions sur le lavage des bacs

Combien de fois par an faire laver les conteneurs d'un immeuble ?

Deux campagnes bien placées, au printemps et avant l'été, suffisent à beaucoup de copropriétés résidentielles. Ce qui justifie d'en ajouter, c'est la présence de déchets alimentaires en quantité, un local fermé sans ventilation, ou un historique de nuisances au retour des beaux jours. Le nombre de bacs, lui, joue sur le prix, pas sur la fréquence.

Un bac très encrassé redevient-il comme neuf ?

Il redevient propre et il cesse de sentir, ce qui est l'objectif. En revanche, un plastique qui a été taché durablement ou rayé par des années de manutention garde ses marques : la coloration est entrée dans la matière et aucun lavage ne la reprend. Nous le disons devant le bac plutôt qu'après.

Faut-il être présent le jour du lavage ?

Non, dès lors que nous pouvons accéder au local et au point d'eau. C'est le seul point à régler à l'avance : une clé ou un badge remis au moment du devis évite de faire déplacer quelqu'un du conseil syndical pour ouvrir une porte.

Programmer une campagne de lavage

Nombre de bacs et volume de chacun, emplacement du local, accès à un point d'eau : ces éléments suffisent à chiffrer.