Immeubles & copropriétés
Nettoyage des parties communes d'immeuble
Un copropriétaire ne regarde jamais son hall, sauf le jour où il est sale. À partir de ce jour-là, il ne regarde plus que ça.

La salissure entre par la porte et monte l'escalier
Ce qui salit un hall arrive à la semelle. Les premiers mètres après la porte reçoivent l'essentiel de ce que la rue apporte, et le tapis de propreté n'en retient qu'une partie. La suite se lit comme un trajet : le sol du hall, puis les premières volées de marches, franchement plus marquées que les étages hauts, puis les paliers qui s'allègent à mesure qu'on monte. Le travail suit ce trajet, et nous commençons par le haut pour redescendre vers ce qui l'est le plus : l'eau sale d'un palier ne doit jamais retomber sur une marche déjà faite.
Un escalier se lave marche par marche, nez de marche compris, avec un balai trapèze ou une frange étroite selon la largeur. C'est lent, et c'est là que se voit la différence entre un passage tenu et un passage expédié : une volée faite à la serpillière large laisse les angles et les contremarches intacts, et c'est précisément dans ces angles que la poussière s'accumule en bourrelet le long des plinthes.
Les points de contact ne sont pas des surfaces au sens habituel du mot, et c'est pour cela qu'on les oublie. La rampe sur toute sa longueur, les boutons d'appel de l'ascenseur à chaque niveau, les interrupteurs de minuterie, les poignées de porte de palier, le clavier de l'interphone et la façade des boîtes aux lettres se traitent par essuyage humide à la microfibre. Ils représentent peu de mètres carrés et tout ce que les mains rencontrent dans l'immeuble.
Restent les surfaces hautes, qui se salissent peu mais se voient beaucoup : luminaires de palier, dessus de boîtes aux lettres, vitrages de la porte d'entrée et des fenêtres de demi-palier, toiles d'araignée dans les angles de plafond. Elles supportent une fréquence plus large que le sol, à condition d'être inscrites noir sur blanc au périmètre — une surface qui n'y figure pas ne sera jamais faite, et c'est d'elle que viendra la remarque.
Questions sur l'entretien des communs
À quel moment de la journée intervenez-vous dans un hall ?
De préférence hors des heures où l'immeuble circule : un sol mouillé au moment où les habitants rentrent du travail est à la fois un risque de glissade et un travail ruiné en dix minutes. Le milieu de matinée et le début d'après-midi conviennent à la plupart des immeubles d'habitation. Nous posons la signalisation de sol humide pendant le séchage.
Quelle fréquence retenir pour une cage d'escalier ?
Le sol du hall et les deux premières volées dictent la fréquence, parce qu'ils encaissent le plus. Dans beaucoup de copropriétés, le hall et le bas de l'escalier reviennent chaque semaine tandis que les étages hauts, les vitrages et les luminaires se traitent à un rythme plus espacé. La visite sert à trancher cela, immeuble par immeuble.
Un sol de hall qui a perdu sa brillance se rattrape-t-il au passage hebdomadaire ?
Non, et insister ne fera que l'user. Quand la protection d'origine a disparu sous une couche incrustée, le sol demande un décapage puis une nouvelle protection : c'est une remise en état, elle se chiffre à part et elle se fait une fois. L'entretien courant reprend ensuite sur un sol remis à niveau, et il devient efficace à ce moment-là seulement.
Caler un passage dans votre immeuble
Nombre de cages et d'étages, présence d'un ascenseur, nature du sol du hall : avec cela, la visite va droit au but.