Chez les particuliers
Nettoyage d'un logement inoccupé à Clermont-Ferrand
Un logement fermé longtemps ne se salit pas : personne n'y vit. Il s'encrasse autrement, et c'est pour cela qu'un ménage ordinaire n'en vient pas à bout.

Ce que des mois de fermeture laissent derrière eux
Le premier constat se fait en ouvrant les volets : le faisceau de lumière révèle une poussière en suspension qui ne devrait plus y être. Sans courant d'air et sans passage, les fines particules mettent des heures à se déposer, et elles reviennent dès qu'on bouge quelque chose. C'est pourquoi un logement inoccupé se traite en deux temps plutôt qu'en une seule passe : on dérange, on aère, on laisse retomber, puis on reprend les surfaces. Faire l'inverse revient à nettoyer deux fois.
Les canalisations forment le deuxième poste, et c'est celui qui explique l'odeur. Chaque siphon retient un peu d'eau qui bouche le passage des gaz d'égout ; privé d'usage pendant des semaines, il s'assèche, et le conduit se retrouve ouvert sur le réseau. Remettre chaque point d'eau en service — éviers, lavabo, douche, bonde de machine, cuvette — suffit souvent à faire disparaître ce qu'on prenait pour de l'humidité.
Le troisième poste est le voile. Sur les vitrages, les carrelages et les miroirs d'un logement fermé se forme une pellicule grise, mélange de poussière fine et d'humidité condensée, qui ne s'enlève pas à sec : elle s'étale et fait des traînées. Il faut la mouiller franchement, la décoller, puis rincer et sécher. Les textiles, eux, ont absorbé l'air confiné : tapis, rideaux et sièges demandent une aspiration soignée et beaucoup de ventilation, parfois plusieurs jours.
Ces remises en service arrivent presque toujours au même genre de moment : un bien qui change de mains après une succession, un appartement qui n'a pas trouvé preneur pendant un an, une maison restée close après un long séjour ailleurs. La visite préalable compte ici plus qu'ailleurs, parce qu'on ne découvre l'état réel qu'une fois la porte ouverte et les volets tirés.
Logement resté fermé : vos questions
L'eau et l'électricité doivent-elles être rétablies ?
L'eau, oui : sans elle, ni les siphons ni les pièces d'eau ne peuvent être traités, et c'est justement l'essentiel du travail. L'électricité facilite beaucoup les choses dès que la lumière du jour ne suffit plus, notamment dans les couloirs et les pièces borgnes. Si l'un des deux manque encore, dites-le : cela change le contenu du passage.
L'odeur de renfermé part-elle vraiment ?
Elle vient de trois sources distinctes et chacune se traite séparément : les siphons asséchés, l'air stagnant, et les textiles qui l'ont absorbé. Les deux premières se règlent dans la journée. La troisième demande du temps et de la ventilation, et un tapis ancien très imprégné ne revient parfois pas à son état d'origine.
Que faire de ce qui reste dans le logement ?
Nous nettoyons autour de ce qui est resté et nous ne jetons rien de notre propre initiative : dans un logement qui vient d'une succession, un objet sans valeur apparente peut compter pour quelqu'un. Si un volume important doit partir, l'enlèvement relève d'un débarras et se règle avant notre passage.
Remettre un logement en service
Depuis combien de temps il est fermé, s'il est meublé ou vide, et si l'eau est rétablie : ces trois points cadrent la visite.