Immeubles & copropriétés
Nettoyage du local poubelles et du vide-ordures
L'odeur d'un immeuble ne vient presque jamais des bacs. Elle vient de ce qui a séché autour d'eux.

La pièce, pas les bacs qu'elle contient
Une copropriété qui se plaint d'une odeur a souvent déjà fait laver ses conteneurs, sans résultat. La raison est simple : le dépôt qui fermente n'est plus dans les bacs, il est au sol sous les bacs, dans le joint de carrelage au pied du mur, et dans la rigole qui mène au siphon. Tant qu'on ne déplace pas les conteneurs pour laver le sol qu'ils couvrent, le local garde son odeur, et cette odeur remonte par la porte à chaque ouverture jusque dans la cage d'escalier.
Le local se traite donc comme un sol technique, pas comme une pièce ordinaire. Les bacs sortent, le sol est balayé de ce qu'il a reçu, puis lavé avec un temps de pose suffisant pour que le produit travaille sur un dépôt sec — frotter immédiatement ne fait que le déplacer. Le rinçage file vers le siphon central, qui se dégage lui aussi : un siphon bouché renvoie l'odeur de la colonne dans la pièce, et beaucoup de locaux sentent mauvais pour cette seule raison.
Les parois comptent autant que le sol. Un bac qu'on manœuvre frotte le mur, un sac qu'on lance projette, et ces traces sèchent à hauteur d'épaule. Le carrelage, les plinthes, le dos de la porte, la poignée et le boîtier d'éclairage se reprennent à chaque passage. Les grilles d'aération se dégagent aussi : un local à ordures dont la ventilation est obstruée concentre tout ce qu'il produit.
Le vide-ordures ajoute sa propre contrainte. La gaine se salit sur toute sa hauteur et son bas de colonne reçoit tout ce que les étages y jettent, y compris ce qui a éclaté en tombant. Les trappes des paliers sont des points de contact manipulés par tous les occupants et s'essuient au même titre qu'une poignée. Nous intervenons sur la colonne au moment où l'immeuble ne s'en sert pas, et le pied de colonne se traite bac retiré.
Questions sur le local à ordures
Faut-il que le local soit vidé avant votre passage ?
Pas vidé, mais accessible. L'idéal est d'intervenir juste après la collecte, quand les bacs sont légers et manœuvrables : nous les sortons nous-mêmes le temps du lavage, puis nous les remettons en place sur un sol ressuyé. Ce qui bloque réellement une intervention, ce sont les encombrants déposés là par des occupants — un matelas ou un meuble au fond du local empêche d'accéder à la moitié des surfaces.
Le local a-t-il besoin d'un point d'eau ?
C'est de loin la meilleure configuration, avec un siphon de sol en état : le lavage se fait alors à grande eau et le rinçage emporte le dépôt. Sans arrivée d'eau ni évacuation, le travail se fait à la frange et au seau, ce qui reste efficace sur les parois mais demande plus de temps au sol. C'est un point que nous regardons à la visite.
À quel rythme un local à ordures doit-il être lavé ?
Beaucoup d'immeubles retiennent un lavage complet mensuel, doublé d'un balayage et d'un essuyage des points de contact à chaque passage hebdomadaire dans les communs. En été, la fermentation est plus rapide et le rythme se resserre souvent. C'est un arbitrage à faire selon le nombre de logements desservis par le local.
En finir avec l'odeur du local à ordures
Surface du local, nombre de bacs, présence d'un point d'eau et d'un vide-ordures : ce sont les quatre éléments du devis.